17 Septembre 2011 :

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Naïma Ouarda au cœur d’ « un univers de danses, poésies et musiques du monde »

Publié le 31 août 2010
par
Myriam Mounier
 
Elle quitte Paris et rejoint Marseille pour esquisser ses premiers pas de danse. Naïma Ouarda a plus d’une corde à son art : chorégraphe, comédienne, percussionniste. Depuis une quinzaine d’années, cette artiste autodidacte partage son temps entre enseignements et la scène. Avec des projets plein la tête, la danseuse nous emmène dans son monde, porteur de valeurs d’espoir et d’humanité.

 

« C’est le projet de la prison des Baumettes qui me fait venir à Marseille » nous dit Naïma Ouarda. Elle a volontiers accepté la proposition d’une association phocéenne de mettre en place un atelier danse avec les détenues de la maison d’arrêt, courant septembre. Le travail devrait durer une année et s’appuiera aussi sur deux autres disciplines artistiques, la poésie et le théâtre. Il faut laisser du temps au temps, « je ne veux pas brûler les étapes, la création sera imaginée avec les détenues ». A travers ce projet, « j’ai envie de leur transmettre une lueur d’espoir, un message d’amour et de solidarité », s’exclame l’artiste.

De Fleury-Mérogis aux Baumettes

Naïma Ouarda renoue avec une expérience tentée en 2000 qui l’avait troublée. Elle avait animé un atelier danse pour des femmes incarcérées à la prison de Fleury-Mérogis grâce à un ami dessinateur, Farid Boudjellal, intervenant auprès des détenus. « C’était dur humainement. On sort du contexte d’une salle de danse » se remémore-t-elle. Ces femmes purgeaient de grosses peines, mais « la douleur donne beaucoup d’inspiration comme la joie » fait remarquer la danseuse. Le travail fut intense, parfois laborieux « avec le temps, de l’espoir et de la patience, cette violence en elles a pu s’exprimer. Pendant les répétitions, elles étaient dans la résistance ». Pourtant, la troupe féminine de Fleury-Mérogis a su le jour du spectacle, relever le défi, « la chorégraphie était très émouvante ». Les plus rebelles ont joué « divinement bien ».

En marge des « Baumettes », Naïma poursuit de nouvelles pistes artistiques depuis son installation à Marseille début août. Elle donnera des cours de danse orientale à la rentrée dans une école de danse et de musique marseillaise. Auprès de l’association « PetitK », elle animera un atelier de dessin/musique, destiné aux enfants. Danseuse et percussionniste, Naïma projette aussi de monter un groupe avec un batteur, un saxophoniste et un pianiste. La formation sera baptisée « à l’aurore d’une danse ».

Des festivals et des créations

Depuis 1996, elle est enseignante de danse classique égyptienne et traditionnelle tunisienne. Elle est intervenue notamment auprès du Centre Culturel Tunisien de Toulon, le Centre socioculturel de Fontenay-aux-Roses en région parisienne ou encore des écoles de danse. Son action à l’hôpital Trousseaux à Paris l’avait ému. Elle avait installé un atelier « son et mouvement » pour des enfants handicapés.

Côté scène, Naïma a enchainé plusieurs festivals tels Rio-Loco à Toulouse, la rencontre de jazz à Tabarka avec le groupe Mawal ou encore Métissage à la Maroquinerie. Comédienne, chorégraphe et musicienne, Naïma a su multiplier les contacts et participer à plusieurs créations.

La dernière en date est « Périphéries humaines » de la compagnie Nue comme l’œil à Paris. D’ailleurs, Naïma garde ses engagements avec la troupe. Danseuse dans cette création, elle doit jouer en octobre et novembre, « Périphéries humaines », aux côtés notamment du comédien Jean-Claude Dreyfus au Théâtre Ouvert dans la capitale. Si elle conserve un lien avec Paris, Marseille est aujourd’hui sa nouvelle destination d’exploration artistique, « j’aime l’aventure, le risque. Aller vers un monde inconnu ».

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CLUBS de jumbe et CLUBS  de massage

 

 



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